Programme AMF généraliste
Douze thèmes pour construire vos révisions AMF.
Le programme généraliste associe des connaissances indispensables, classées en A, et une culture financière, classée en C. Cette carte donne le rôle de chaque thème, quelques notions à maîtriser et un accès direct à la fiche de cours correspondante.
Mis à jour le 2 octobre 2026
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Lire la grille avant les QCM
L’examen comporte 120 questions et exige au moins 80 % de bonnes réponses dans chacune des catégories A et C. La catégorie indique la nature des connaissances évaluées, pas une difficulté croissante. Les thèmes ci-dessous suivent le parcours de révision AMFDojo ; vérifiez toujours la version en vigueur du programme auprès de l’AMF.
01
Cadre institutionnel et réglementaire
Situer les autorités françaises, européennes et internationales, les acteurs régulés et les principaux mécanismes économiques.
Points à maîtriser
- L’AMF protège l’épargne investie, informe les investisseurs et veille au bon fonctionnement des marchés.
- L’ACPR supervise notamment les secteurs de la banque et de l’assurance ; le pôle commun AMF-ACPR coordonne la protection de la clientèle.
- ESMA intervient sur les marchés financiers au niveau européen, aux côtés de l’EBA pour la banque et de l’EIOPA pour l’assurance et les retraites.
- Un passeport européen permet à un acteur agréé de fournir certains services dans d’autres États de l’EEE selon les procédures applicables.
- La BCE conduit la politique monétaire de la zone euro ; la Banque de France participe à l’Eurosystème et met en œuvre ses décisions en France.
Confusion fréquente : Confondre l’AMF avec une juridiction ou avec l’autorité prudentielle bancaire.
Repère dans le programme : paragraphes 1.1 à 1.8, pages 21-22.
02
Déontologie, conformité et organisation déontologique des établissements
Appliquer les règles de bonne conduite, prévenir les conflits d’intérêts et traiter correctement les réclamations.
Points à maîtriser
- L’intérêt du client et l’intégrité du marché priment sur l’intérêt commercial immédiat.
- La fonction de conformité doit disposer d’une indépendance et de moyens adaptés.
- Les conflits d’intérêts doivent être identifiés, prévenus ou gérés, puis clairement divulgués si les mesures ne suffisent pas.
- Une réclamation doit être traitée de manière équitable et traçable ; la médiation offre une voie amiable.
- Les opérations personnelles des collaborateurs sont encadrées afin d’éviter l’usage abusif d’informations et les conflits avec les intérêts des clients.
Confusion fréquente : Croire qu’une simple information du client remplace toujours la prévention du conflit.
Repère dans le programme : paragraphes 2.1 à 2.3, pages 22-23.
03
Sécurité financière : LCB-FT, corruption et embargos
Reconnaître les obligations de vigilance LCB-FT, le bénéficiaire effectif, les personnes politiquement exposées et le rôle de TRACFIN.
Points à maîtriser
- La connaissance du client et du bénéficiaire effectif précède et accompagne la relation d’affaires.
- La vigilance est adaptée au niveau de risque et renforcée dans les situations plus exposées.
- Une opération atypique doit être examinée ; un soupçon peut conduire à une déclaration à TRACFIN.
- Le client ne doit pas être informé de l’existence d’une déclaration de soupçon.
- La connaissance de la relation inclut l’objet du compte, l’activité, l’origine des fonds et, lorsque le risque le justifie, l’origine du patrimoine.
Confusion fréquente : Traiter le statut de personne politiquement exposée comme une interdiction automatique.
Repère dans le programme : thème 3, page 23.
04
Réglementation « Abus de marché »
Identifier une information privilégiée, les obligations d’abstention et les principales formes de manipulation de marché.
Points à maîtriser
- Une information privilégiée est précise, non publique et susceptible d’influencer sensiblement le cours si elle devenait publique.
- Son détenteur doit s’abstenir de l’utiliser ou de la communiquer illicitement.
- Les manipulations peuvent porter sur les ordres, les transactions ou la diffusion d’informations fausses ou trompeuses.
- Les établissements surveillent les opérations et déclarent les ordres ou transactions suspects selon le cadre applicable.
- Une liste d’initiés recense les personnes ayant accès à une information privilégiée et documente la date ainsi que le motif de leur inscription.
Confusion fréquente : Penser qu’une information est privilégiée uniquement après constat d’un mouvement de cours.
Repère dans le programme : thème 4, page 24.
05
Commercialisation, démarchage, vente à distance et conseil
Maîtriser la gouvernance produit, le démarchage, la vente à distance, le conseil et les documents remis avant la souscription.
Points à maîtriser
- Le producteur définit un marché cible ; le distributeur vérifie la cohérence de sa stratégie avec ce marché.
- Une communication promotionnelle doit être identifiable, claire, exacte et non trompeuse.
- Le DIC ou KID présente de façon standardisée les caractéristiques, risques et coûts de certains produits.
- Les régulateurs peuvent restreindre ou interdire la commercialisation de produits présentant un risque important.
- Le marché cible positif et le marché cible négatif décrivent les clients avec lesquels un produit est compatible ou incompatible.
Confusion fréquente : Présenter les avantages sans donner aux risques une visibilité équilibrée.
Repère dans le programme : paragraphes 5.1 et 5.2, page 24.
06
Relations avec les clients
Connaître, catégoriser et informer le client, tester l’adéquation ou le caractère approprié et exécuter ses ordres au mieux.
Points à maîtriser
- Le client non professionnel bénéficie du niveau de protection le plus élevé.
- Le conseil en investissement implique un test d’adéquation ; les autres services peuvent nécessiter un test du caractère approprié.
- Les coûts, risques, conflits et caractéristiques du service doivent être présentés de manière compréhensible.
- La meilleure exécution tient compte notamment du prix, des coûts, de la rapidité et de la probabilité d’exécution et de règlement.
- Les informations sur le client doivent être fiables, suffisamment complètes et actualisées ; à défaut, le professionnel peut devoir s’abstenir de conseiller.
Confusion fréquente : Confondre adéquation et caractère approprié.
Repère dans le programme : paragraphes 6.1.1 à 6.9, pages 24-26.
07
Instruments financiers, crypto-actifs et risques
Comparer actions, obligations, instruments monétaires, produits structurés, dérivés, placements collectifs et crypto-actifs.
Points à maîtriser
- Le rendement potentiel augmente généralement avec le risque ; aucune performance n’est garantie par la seule nature du produit.
- Le prix d’une obligation à taux fixe évolue en sens inverse des taux de marché, toutes choses égales par ailleurs.
- Une option confère un droit à son acheteur ; un contrat à terme engage les parties selon ses conditions.
- Liquidité, crédit, marché, change, opérationnel et contrepartie sont des risques distincts.
- Une action représente une fraction du capital et confère des droits économiques et politiques, sans garantir ni dividende ni remboursement du capital.
Confusion fréquente : Confondre une action, titre de propriété, avec une obligation, titre de créance.
Repère dans le programme : paragraphes 7.1 à 7.10, pages 26-27.
08
Gestion collective / gestion pour compte de tiers
Comprendre les acteurs et véhicules de gestion collective, la mesure de performance et les principales approches de finance durable.
Points à maîtriser
- La société de gestion prend les décisions ; le dépositaire conserve ou contrôle les actifs et surveille certaines opérations.
- La valeur liquidative sert de référence aux souscriptions et rachats d’un fonds.
- Une performance se lit avec son horizon, son benchmark, sa volatilité et le risque pris pour l’obtenir.
- L’intégration ESG, l’exclusion, la sélection best-in-class, l’engagement et l’impact répondent à des logiques différentes.
- Un OPCVM respecte un cadre harmonisé de diversification et de liquidité ; les FIA couvrent des stratégies et des profils de risque plus variés.
Confusion fréquente : Déduire la durabilité d’un produit de son seul nom commercial.
Repère dans le programme : paragraphes 8.1 à 8.7, pages 27-29.
09
Fonctionnement et organisation des marchés
Distinguer lieux de négociation, modes de cotation, types d’ordres, transparence et principaux participants de marché.
Points à maîtriser
- Un marché réglementé, un MTF, un OTF et une transaction de gré à gré ne répondent pas au même cadre.
- L’ordre au marché privilégie l’exécution ; l’ordre à cours limité maîtrise le prix mais pas l’exécution.
- La transparence pré-négociation porte sur les intentions ; la transparence post-négociation porte sur les transactions réalisées.
- Le LEI identifie de manière unique une entité juridique participant à des transactions financières.
- Le carnet d’ordres confronte prix et quantités ; l’écart entre meilleur achat et meilleure vente constitue le spread affiché.
Confusion fréquente : Présenter l’ordre au marché comme une garantie de prix.
Repère dans le programme : paragraphes 9.1 à 9.5, page 29.
10
Post-marché et infrastructures de marché
Comprendre les fonctions de conservation, compensation, règlement-livraison et tenue de registre après la négociation.
Points à maîtriser
- La compensation calcule et sécurise les obligations entre acheteurs et vendeurs.
- Le règlement-livraison échange les titres contre le paiement au terme du cycle prévu.
- Le dépositaire central exploite une infrastructure de règlement et tient les émissions sous forme inscrite.
- Le teneur de compte-conservateur enregistre les avoirs de ses clients et assure leur conservation administrative.
- La livraison contre paiement lie le transfert des titres au règlement des espèces afin de réduire le risque de principal entre les parties.
Confusion fréquente : Confondre la date de négociation avec la date de règlement-livraison.
Repère dans le programme : paragraphes 10.1 et 10.2, page 30.
11
Émissions et opérations sur titres
Distinguer marché primaire, introduction en bourse, offre publique, variation de capital et opérations sur titres.
Points à maîtriser
- Le marché primaire finance l’émetteur lors de l’émission de titres nouveaux.
- Un prospectus approuvé informe les investisseurs lorsque le régime applicable l’exige.
- OPA, OPE et OPR poursuivent des finalités et utilisent des contreparties différentes.
- Un dividende est décidé par les organes compétents ; il n’est jamais garanti par la détention d’une action.
- Une augmentation de capital peut attribuer un droit préférentiel de souscription afin de permettre aux actionnaires de limiter leur dilution.
Confusion fréquente : Confondre approbation du prospectus et recommandation d’investir.
Repère dans le programme : paragraphes 11.1 et 11.2, page 30.
12
Bases comptables et financières
Lire les principaux états financiers, raisonner en flux et stocks et identifier les grandes familles de fiscalité financière.
Points à maîtriser
- Le bilan décrit actifs, passifs et capitaux propres à une date donnée ; le compte de résultat couvre une période.
- Le résultat comptable ne se confond pas avec la trésorerie générée.
- Les ratios doivent être interprétés avec leur définition, leur période et un point de comparaison.
- La fiscalité dépend de la nature du revenu, du détenteur, de l’enveloppe et du régime applicable.
- Le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat net répondent à des étapes différentes de la formation du bénéfice.
Confusion fréquente : Confondre chiffre d’affaires, résultat et flux de trésorerie.
Repère dans le programme : paragraphes 12.1 à 12.4, page 31.
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Passer du programme à la pratique
Utilisez les fiches pour comprendre les règles, les QCM pour tester leur application, puis la simulation complète pour mesurer les résultats A et C. Les questions et explications AMFDojo sont originales ; elles ne reproduisent pas la base d’examen officielle.